L’information contenue dans la présente section est fournie à des fins éducatives seulement. Elle n’a aucunement pour objet de prodiguer des conseils médicaux ou des recommandations ni de servir à des fins de diagnostic ou de traitement. Les consommateurs doivent toujours consulter un médecin ou un autre professionnel de la santé pour toute question concernant un trouble médical. Ils doivent éviter de se fier à toute information présentée ici, en remplacement de tout conseil médical, diagnostic ou traitement préconisé par un professionnel de la santé. Ils ne doivent également jamais négliger les conseils d’un médecin ou tarder à consulter un professionnel de la santé en raison d’une information contenue dans cette section.
Trouver des réponses à certains des impératifs médicaux les plus urgents dans le monde est un aspect important de notre mission. Nos travaux de recherche se concentrent sur quatre grands domaines de la médecine : la neuroscience, l’endocrinologie, le cancer et les maladies cardiovasculaires. Nous continuons aussi d’explorer des débouchés scientifiques innovateurs au-delà de nos catégories ciblées.
Nos médicaments traitent certains des troubles suivants :
SYNDROME CORONARIEN AIGU
Le terme syndrome coronarien aigu (SCA) est un terme générique regroupant un certain nombre d’affections découlant d’un apport insuffisant de sang au cœur, notamment l’angine instable et la crise cardiaque.
Les facteurs de risque liés au SCA comprennent, entre autres, l’âge, les antécédents familiaux, l’hypertension artérielle, un taux de cholestérol élevé et le tabagisme.
On établira le plan de traitement pour le SCA en fonction du patient et de la nature de sa maladie. Comme l’on doit souvent avoir recours à plusieurs sortes d’examens, d’interventions et de médicaments dans le traitement des maladies du cœur comme le SCA, il est important que les patients s’informent sur leur maladie, qu’ils posent des questions à leur équipe de soins et qu’ils comprennent bien les médicaments et les interventions qui leur sont prescrits.
Les patients peuvent également contribuer beaucoup à leur plan de traitement, par exemple en suivant les recommandations de leur médecin et en prenant des mesures pour assurer la santé de leur cœur : ne pas fumer, faire de l’exercice, maîtriser leur tension artérielle et adopter un régime alimentaire sain. Pour de plus amples renseignements sur les maladies cardiovasculaires, veuillez visiter le site de la Fondation des maladies du cœur du Canada.
DIABÈTE
Le diabète est une maladie qui se caractérise par l’incapacité de l’organisme à utiliser adéquatement l’énergie des aliments consommés. La nourriture, une fois consommée, est transformée en une forme de sucre appelée glucose. Le glucose pénètre dans le sang et est acheminé aux cellules environnantes, où il est utilisé en guise d’énergie.
L’insuline est une hormone qui permet au corps de satisfaire ses besoins énergétiques. Lorsque l’organisme ne produit pas suffisamment d’insuline, ou qu’il n’arrive pas à utiliser adéquatement l’insuline qu’il produit, le diabète apparaît. Le glucose s’accumule dans le sang et peut entraîner de graves problèmes de santé tels la cécité, les maladies du cœur, les troubles rénaux, les lésions nerveuses et la dysfonction érectile et même conduire à l’amputation.
On distingue principalement trois types de diabète. Le diabète de type 1, habituellement diagnostiqué chez les enfants et les adolescents, survient lorsque le pancréas est incapable de produire de l’insuline. Environ 10 % des personnes diabétiques sont atteintes de diabète de type 1.
L’autre 90 % est atteint de diabète de type 2, lequel survient lorsque le pancréas ne produit pas suffisamment d’insuline ou que l’organisme n’est pas en mesure d’utiliser efficacement l’insuline produite. Le diabète de type 2 apparaît habituellement à l’âge adulte, bien que l’on observe une augmentation du nombre de cas chez les enfants dans les groupes à risque élevé.
Un troisième type de diabète, le diabète gestationnel, est une affection temporaire pouvant se développer durant la grossesse.
Le diabète, qu’il soit de type 1 ou 2, est une maladie grave. Toutefois, les personnes atteintes peuvent prendre de nombreuses mesures pour demeurer en santé, notamment adopter un régime alimentaire sain et faire de l’exercice, de même que surveiller étroitement et maîtriser leur glycémie, leur tension artérielle et leur taux de cholestérol. En fait, certaines personnes atteintes de diabète de type 2 parviennent à maîtriser les symptômes de leur maladie uniquement en modifiant leur mode de vie.
Dans les cas où la médication ou l’insuline s’avèrent nécessaires, il y a également de bonnes nouvelles; en effet, la recherche médicale a fait de nombreuses percées dans le traitement du diabète. Bon nombre de médicaments à prise orale pour traiter le diabète sont désormais offerts aux Canadiens, de même que plusieurs types d’insulines. Votre équipe de soins vous aidera à établir un schéma thérapeutique qui vous convient.
Pour plus d’information, consultez votre équipe de professionnels de la santé ou visitez le site Web de l’Association canadienne du diabète au www.diabetes.ca.
DOULEUR ASSOCIÉE À UNE NEUROPATHIE DIABÉTIQUE PÉRIPHÉRIQUE
Les nerfs permettent au corps de ressentir la température, la douleur et d’autres sensations. Avec le temps, les effets du diabète peuvent endommager les nerfs des jambes, des pieds, des bras ou des mains. Les nerfs endommagés peuvent alors devenir trop sensibles, au point où le moindre mouvement ou le plus léger effleurement de la peau peut déclencher une douleur intense. Il s’agit de la douleur associée à une neuropathie diabétique périphérique (NDP).
Les symptômes couramment liés à la douleur associée à la NDP comprennent une sensation de brûlure et une douleur fulgurante, souvent aux pieds et aux jambes, ainsi qu’une sensibilité accrue au toucher dans ces régions. D’autres symptômes comprennent la perte de sensibilité, les engourdissements ou les picotements aux extrémités.
Il existe bon nombre de médicaments permettant de prendre efficacement en charge cette affection. Un professionnel de la santé peut vous fournir des renseignements sur les traitements disponibles. Vous trouverez plus d’information sur la douleur associée à une NDP sur le site Web de la Coalition canadienne contre la douleur au www.canadianpaincoalition.ca.
DYSFONCTION ÉRECTILE (DÉ)
La dysfonction érectile (DÉ) se définit comme l’incapacité chez l’homme d’obtenir une érection suffisante pour avoir des relations sexuelles ou de maintenir une érection jusqu’à la fin de la relation sexuelle.
Bien sûr, la plupart des hommes auront, de temps en temps, de la difficulté à obtenir ou à maintenir une érection; ce n’est que lorsque le problème survient fréquemment ou continuellement qu’un homme peut être atteint de DÉ.
Il est important de reconnaître que la DÉ n’a pas qu’un impact physique. Ce trouble peut aussi avoir des répercussions néfastes sur l’estime de soi et peut entraîner de la dépression, de l’anxiété ou de la culpabilité tant chez les hommes atteints de DÉ que chez leurs partenaires.
La bonne nouvelle est que la DÉ est un problème de santé pour lequel il existe aujourd’hui de nombreux traitements, notamment la modification du mode de vie, la psychothérapie, les médicaments sur ordonnance à prise orale, les traitements par injection et même des traitements chirurgicaux. Vous pouvez obtenir plus d’information sur les traitements disponibles au Canada pour les hommes atteints de DÉ en consultant votre médecin. De plus, vous trouverez d’autres renseignements sur la DÉ sur le site Web du Conseil canadien sur la santé sexuelle de l’homme au www.cmshc.ca.
TROUBLES LIÉS À L’HORMONE DE CROISSANCE
Les hormones sont des substances chimiques qui régissent pratiquement toutes les fonctions de l’organisme, y compris la croissance et le développement, la reproduction et même le comportement et l’humeur. L’hormone de croissance humaine (HCH) exerce des fonctions essentielles tant chez les enfants que chez les adultes, notamment la régulation de la synthèse des protéines, le métabolisme et le développement de la structure osseuse et de la masse musculaire.
Un trouble lié à l’HCH peut avoir de nombreuses répercussions tant chez les enfants que chez les adultes. Chez les enfants, ces troubles peuvent entraîner, entre autres symptômes, une croissance anormalement lente, une petite taille, un pourcentage de tissus adipeux plus élevé que la normale et une masse musculaire plus faible que la normale.
Les adultes ayant un trouble lié à l’HCH ont tendance à accumuler de la graisse et/ou à présenter des taux élevés de cholestérol. La masse musculaire est parfois réduite, affectant alors les aptitudes physiques et entraînant aussi une baisse d’énergie et de vitalité. La densité osseuse diminue également, augmentant de ce fait les risques de fractures.
Heureusement, il existe des traitements pour les troubles liés à l’HCH. L’hormonothérapie substitutive peut amoindrir les symptômes et contribuer à retrouver la force et l’endurance perdues. Grâce au traitement, les enfants peuvent atteindre leur plein potentiel de croissance et les adultes peuvent se sentir mieux et mener une vie plus active.
CANCER DU POUMON
Le terme cancer désigne une catégorie de maladies au cours desquelles un groupe de cellules commence à se multiplier de façon incontrôlable pour ensuite envahir et détruire les tissus adjacents. Parfois, les cellules cancéreuses se propagent à d’autres parties du corps par le système lymphatique ou par le sang : un processus appelé métastase. La plupart des cellules cancéreuses forment une ou plusieurs tumeurs, mais il y a des exceptions comme la leucémie.
Cancer du poumon non à petites cellules
Le cancer du poumon prend naissance dans les poumons, où les cellules cancéreuses se multiplient et forment des tumeurs qui envahissent et détruisent les tissus sains.
La forme de cancer du poumon la plus répandue est le Cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC). L’autre principale forme de cancer est le Cancer du poumon à petites cellules (CPPC).
Le principal facteur de risque associé au cancer du poumon est le tabagisme. Les gens qui habitent ou travaillent avec des personnes qui fument courent un plus grand risque parce qu’ils sont exposés à la fumée secondaire.
Le traitement du CPNPC exige que le médecin prenne en compte l’état de santé général du patient, le type de cancer dont il est question, ainsi que le stade de la maladie. Les traitements possibles sont la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie et les traitements ciblés ou une association de traitements.
Si vous avez reçu un diagnostic de CPNPC, il est important pour vous de collaborer avec votre équipe de soins en posant des questions et en vous informant des traitements disponibles. Ces démarches vous aideront à reprendre votre santé en main et atténueront l’anxiété qui accompagne bien souvent un diagnostic de cancer. De plus, les groupes de défense des droits des patients et les groupes de soutien, comme la Société canadienne du cancer (www.cancer.ca), peuvent vous fournir des renseignements et des services de soutien.
Mésothéliome pleural malin
Le mésothéliome pleural malin (MPM) est un cancer qui touche l’enveloppe intérieure de la cavité thoracique.
Les cellules mésothéliales tapissent la cavité thoracique, la cavité abdominale et la cavité entourant le cœur et recouvrent la surface externe de la plupart des organes internes. Ces cellules aident à protéger vos organes en produisant une substance lubrifiante destinée à faciliter le mouvement des organes, par exemple celui des poumons dans la poitrine pendant la respiration.
Le principal facteur de risque associé au mésothéliome est l’exposition à l’amiante. Bien que rare au Canada, le MPM est une maladie grave dont les symptômes ne se manifestent souvent que lorsque le cancer est déjà rendu à un stade avancé.
Si vous avez reçu un diagnostic de MPM, votre équipe de soins prendra en compte votre état de santé général, ainsi que le type de cancer et le stade auquel celui-ci est rendu pour vous recommander un traitement. Les traitements possibles de ce cancer sont la chirurgie, la radiothérapie ou la chimiothérapie ou une association de traitements.
Pour plus d’information, consultez votre médecin. Vous pouvez également obtenir d’autres renseignements sur le MPM sur le site www.cancer.ca.
SANTÉ MENTALE
Trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH)
Trouble bipolaire
Dépression
Trouble d'anxiété généralisée
Schizophrénie
Trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH)
Le trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH) est une affection neurocomportemantale liée à la chimie et à l’anatomie du cerveau. Le TDAH se manifeste sous forme d’inattention, d’hyperactivité ou d’impulsivité persistante se produisant plus souvent et à un degré plus élevé que ce que l’on observe habituellement chez les personnes qui ont un stade de développement comparable.
Le TDAH débute pendant l’enfance et jusqu’à 60 % des enfants ayant un TDAH présentent encore des caractéristiques de ce trouble à l’âge adulte.
Heureusement, on peut traiter le TDAH. Les recherches se poursuivent à plusieurs niveaux et il existe aujourd’hui de nombreux traitements pouvant aider à prendre en charge le TDAH, permettant ainsi aux personnes atteintes de mener une vie satisfaisante à la hauteur de leur potentiel. Pour plus d’information, visitez le www.adhd.ca.
Trouble bipolaire
Le trouble bipolaire, également appelé trouble maniaco-dépressif, est une maladie neurologique marquée par des périodes d’exaltation excessive (manie) suivie de périodes d’extrême abattement (dépression).
Bien que la plupart des gens connaissent des changements d’humeur de temps à autre, les sautes d’humeur qui caractérisent le trouble bipolaire sont très différentes. Dans la phase de manie de la maladie, les personnes atteintes de trouble bipolaire peuvent éprouver un sentiment d’euphorie, d’optimisme irréaliste ou d’estime de soi exagérée, ainsi que des pensées qui défilent et de l’irritabilité. Elles peuvent n’avoir besoin que de peu de sommeil, agir de façon impulsive et même imprudente. Pendant la phase dépressive, ces mêmes personnes peuvent ressentir de la tristesse, se sentir dévalorisées ou désespérées, avoir peu d’énergie, connaître des changements sur le plan du sommeil et présenter d’autres manifestations de dépression clinique.
Les symptômes du trouble bipolaire peuvent causer une détresse considérable et nuire aux relations interpersonnelles, au fonctionnement professionnel, et même mener au suicide. Toutefois, il y a de l’espoir; bien que l’on ne puisse pas guérir le trouble bipolaire, il est possible de prendre en charge et de maîtriser efficacement cette maladie.
De nos jours, on traite le trouble bipolaire par une association de médicaments et de psychothérapie; les médicaments aident à stabiliser l’humeur, alors que la thérapie aide les patients à comprendre leurs humeurs et leurs comportements, à déceler des tendances et des éléments déclencheurs, ainsi qu’à établir des stratégies de prise en charge de leurs sautes d’humeur et autres symptômes connexes.
Pour plus d’information sur le trouble bipolaire, consultez votre médecin ou visitez le site Web de l’Association canadienne pour la santé mentale au www.cmha.ca.
Dépression
Il arrive à tout le monde de se sentir déprimé ou de vivre une période de deuil après une perte. Bien que très intenses pendant un court laps de temps, ces sentiments finissent par s’estomper.
Pour sa part, la dépression clinique est un trouble médical grave qui se caractérise par un sentiment persistant de grande tristesse et de désespoir accompagné d’autres changements sur le plan physique et psychologique.
On croit que la dépression est causée par un déséquilibre des substances chimiques appelées neurotransmetteurs, lesquelles contribuent à la transmission de messages au cerveau. Ces substances chimiques régissent aussi les émotions, les comportements et la pensée. Certains éléments déclencheurs peuvent jouer un rôle dans l’apparition de la dépression et peuvent varier d’une personne à l’autre. Ceux-ci comprennent notamment :
- Les antécédents familiaux et l’hérédité
- Les maladies
- Certains médicaments
- Les événements de la vie ou des facteurs de stress liés au milieu
- Les facteurs biologiques
- La vulnérabilité psychologique
Heureusement, la dépression est une affection qui se traite efficacement. Les deux principales méthodes de traitement sont la psychothérapie et la pharmacothérapie (médicaments) à base d’antidépresseurs. L’objectif de traitement est de retrouver un équilibre émotionnel, d’atténuer les symptômes et de faire en sorte que le patient redevienne la personne qu’il était avant la dépression sur le plan de la pensée, du fonctionnement et de la conception de la vie.
Pour plus d’information sur la dépression et ses traitements, consultez votre médecin ou un autre professionnel de la santé mentale. Vous trouverez également des renseignements sur le site Web de la Société pour les troubles de l’humeur du Canada au www.mooddisorderscanada.ca.
Trouble d'anxiété généralisée
L’inquiétude et l’anxiété font partie de la vie et peuvent même s’avérer utiles, car elles nous aident à nous préparer à affronter des circonstances difficiles ou stressantes. Cependant, les personnes atteintes de trouble d'anxiété généralisée (TAG) demeurent inquiètes, craignent que le pire se produise et éprouvent de l’anxiété débilitante et persistante, même en l’absence d’une situation stressante ou menaçante. L’inquiétude peut devenir tellement excessive et persistante qu’elle entrave les activités quotidiennes de la personne atteinte. On établit un diagnostic de TAG lorsqu’une personne s’inquiète de façon excessive au sujet de divers problèmes de tous les jours pendant au moins six mois.
Bien que l’on ne connaisse pas la cause exacte du TAG, les médecins ont répertorié une série de facteurs biologiques et psychologiques. Les recherches démontrent que le TAG est souvent héréditaire, mais l’anxiété et l’inquiétude peuvent également être des comportements acquis.
Les traitements indiqués pour le TAG sont la pharmacothérapie et la psychothérapie ou une association de ces deux traitements. Un spécialiste de la santé mentale peut fournir des réponses à vos questions, et vous trouverez également plus d’information au www.anxietycanada.ca.
Schizophrénie
La schizophrénie est un trouble neurologique complexe qui serait causé par un déséquilibre biochimique dans le cerveau. Ses symptômes, apparaissant généralement à l’adolescence ou au début de l’âge adulte, comprennent les idées délirantes, les hallucinations, les dérèglements de la pensée et de la communication, ainsi que le retrait social.
Si elle n’est pas traitée, la schizophrénie peut avoir des conséquences néfastes sur le plan financier et émotionnel pour les patients et leurs familles, en plus de représenter un fardeau économique et social pour l’ensemble de la société. En effet, étant donné la nature de la maladie, la schizophrénie peut parfois entraîner l’incarcération, l’itinérance, et même le suicide chez les personnes atteintes.
Bien qu’on ne puisse pas guérir la schizophrénie, cette maladie peut être traitée, et de nombreuses personnes atteintes de schizophrénie se rétablissent et mènent ensuite une existence pleinement satisfaisante. Les psychiatres s’entendent pour dire que la meilleure façon de prendre en charge la schizophrénie est par une association de médicaments et d’interventions psychosociales, terme regroupant un éventail de traitements comme la psychothérapie, les programmes d’éducation des patients et d’autres services de soutien.
Un certain nombre de médicaments sont offerts au Canada pour traiter la schizophrénie. Comme la maladie se manifeste différemment d’une personne à l’autre, le plan de traitement devra être adapté à chaque patient, et le type de médicament et la dose varieront en conséquence. Quel que soit le médicament prescrit, un suivi régulier et continu est essentiel afin de s’assurer que les patients prennent leur médicament comme il se doit, de déterminer si les patients réagissent bien ou non au traitement, et de surveiller les effets secondaires.
Avec une intervention précoce et un traitement approprié, de nombreuses personnes atteintes de schizophrénie sont en mesure de prendre en charge leur maladie et de mener une vie pleinement satisfaisante et productive. Pour plus d’information, consultez votre médecin ou visitez le site Web de la Société canadienne de la schizophrénie au www.schizophrenia.ca.
OSTÉOPOROSE
L'ostéoporose est une maladie caractérisée par une faible masse osseuse et la détérioration du tissu osseux. Ce phénomène accroît ainsi la fragilité osseuse et le risque de fractures, plus particulièrement au niveau des hanches, de la colonne vertébrale et des poignets.
L'ostéoporose touche jusqu’à 2 millions de Canadiens et Canadiennes, dont une femme sur quatre de plus de 50 ans et au moins un homme sur huit de plus de 50 ans.
L’ostéoporose est souvent qualifiée de « maladie silencieuse » parce qu’il y a peu de signes avant-coureurs. Toutes les femmes peuvent être exposées aux risques de l'ostéoporose. Toutefois, si l'un ou l'autre des critères suivants s'applique à vous, votre risque pourrait être encore plus important :
Facteurs de risque majeurs
- Âgé de 65 ans et plus
- Écrasement vertébral
- Fracture avec traumatisme minimal après l’âge de 40 ans
- Antécédents familiaux de fractures ostéoporotiques (surtout antécédents maternels de fracture de la hanche)
- Thérapie prolongée aux glucocorticoïdes (de plus de 3 mois continus) comme la prednisone
- Troubles médicaux (comme la maladie cœliaque, la maladie de Crohn) qui inhibent l’absorption des nutriments
- Hyperparathyroïdie primaire
- Tendance aux chutes
- Ostéopénie apparente sur cliché radiographique
- Hypogonadisme (faible taux de testostérone chez les hommes, arrêt des règles chez les femmes plus jeunes)
- Ménopause précoce (avant 45 ans)
Facteurs de risque mineurs
- Arthrite rhumatoïde
- Hyperthyroïdie
- Utilisation prolongée d’anticonvulsivants
- Administration d’héparine à long terme
- Poids corporel inférieur à 57 kg (125 lb)
- Si votre poids actuel est inférieur de plus de 10 % de votre poids corporel à l’âge de 25 ans
- Faible apport en calcium
- Consommation excessive de caféine (consommation régulière de plus de 4 tasses par jour de café, de boissons gazeuses ou de certaines boissons énergisantes)
- Consommation excessive d’alcool (consommation régulière de plus de 2 boissons alcoolisées par jour)
- Tabagisme
Si vous présentez un risque d’ostéoporose, il y a plusieurs mesures que vous pouvez prendre pour demeurer en forme, comme avoir une alimentation saine riche en calcium et en vitamine D.
L’exercice (surtout les exercices pour les articulations portantes) est également important, car il peut aider à protéger vos os et avoir d’autres bienfaits pour la santé.
Vous pourriez aussi demander à votre médecin de vous faire subir un test pour mesurer votre densité minérale osseuse. Ce test indolore et non envahissant permet de déterminer si vous avez besoin de médicaments pour maintenir votre densité osseuse, freiner la perte osseuse ou réduire le risque de fractures. Si des médicaments sont nécessaires, il existe plusieurs options et votre médecin pourra vous aider à déterminer celui qui vous convient le mieux. Vous trouverez d’autres renseignements sur l’ostéoporose sur le site www.osteoporosis.ca.
SEPSIS
Le sepsis est une affection grave pouvant survenir lorsque le système immunitaire et le système de coagulation de l’organisme réagissent à une infection.
Le sepsis est marqué par une inflammation généralisée (de tout l’organisme) et par la coagulation du sang, qui peut rapidement entraîner la défaillance d’un organe (sepsis grave) et, dans bien des cas, le décès.
Le sepsis grave se définit comme un sepsis accompagné de la défaillance d’un ou de plusieurs organes (par exemple : poumons, reins, système cardiovasculaire et/ou autres organes). Le choc septique, une forme courante et sérieuse de sepsis grave, survient lorsque le système cardiovasculaire commence à défaillir et que la tension artérielle chute à un niveau dangereusement bas.
Le sepsis peut s’attaquer à n’importe qui, mais une pneumonie, un traumatisme, une intervention chirurgicale, des brûlures ou une maladie grave comme un cancer peuvent prédisposer une personne au sepsis. Dans bien des cas, les personnes qui décèdent à la suite des complications d’un cancer ou d’une pneumonie décèdent en fait d’un sepsis. Les personnes âgées et les patients dont le système immunitaire est affaibli par des médicaments ou une maladie sont aussi vulnérables.
Si vous ou un proche êtes une personne à risque, consultez votre équipe de soins pour connaître les options de traitement qui s’offrent à vous.


