Le tirzépatide mis au point par Lilly a entraîné une réduction significative du taux d’HbA1c et du poids corporel chez les patients atteints de diabète de type 2

  • Dans le cadre du premier essai de phase III du programme SURPASS, plus de la moitié des participants ayant reçu la dose la plus élevée de tirzépatide ont satisfait à l’un des principaux paramètres d’évaluation secondaires, soit l’atteinte d’un taux normal d’HbA1c

  • Les participants à cette étude sur l’emploi du tirzépatide en monothérapie avaient reçu un diagnostic de diabète assez récemment, soit il y a 4,7 ans en moyenne

TORONTO (Ontario), le 14 décembre 2020 – Le tirzépatide a entraîné des réductions supérieures du taux d’HbA1c et du poids corporel par rapport aux valeurs initiales après 40 semaines de traitement chez des adultes atteints de diabète de type 2, selon les premiers résultats de l’essai clinique SURPASS-1 sur l’emploi du tirzépatide en monothérapie mené par Eli Lilly and Company afin d’évaluer l’efficacité et l’innocuité du tirzépatide par rapport à un placebo. D’après le paramètre d’efficacité à estimer<sup>1</sup>, la dose la plus élevée de tirzépatide a entraîné une réduction du taux d’HbA1c de 2,07 pour cent et du poids corporel de 9,5 kg (11,0 pour cent). Plus de la moitié (51,7 pour cent) des participants du groupe ayant reçu la dose la plus élevée ont atteint un taux d’HbA1c inférieur à 5,7 pour cent, soit le taux observé chez les personnes non diabétiques.

Le profil d’innocuité global du tirzépatide était semblable à celui de la classe bien établie des agonistes du récepteur du peptide-1 apparenté au glucagon (GLP-1), les effets secondaires gastro-intestinaux étant les événements indésirables le plus fréquemment signalés. Les taux d’abandon du traitement en raison d’effets indésirables étaient inférieurs à 7 pour cent dans chaque groupe traité par le tirzépatide.

Le tirzépatide est un nouvel agoniste expérimental du récepteur du peptide insulinotrope dépendant du glucose (GIP) et du récepteur du peptide-1 apparenté au glucagon (GLP-1) à prise hebdomadaire qui combine le mode d’action des deux incrétines dans une molécule unique; il représente une nouvelle classe de médicaments à l’étude pour le traitement du diabète de type 2. Le critère d’évaluation principal et les principaux critères secondaires de SURPASS-1, le premier essai de phase III du programme SURPASS, comprenaient une réduction du taux d’HbA1c et du poids corporel moyen supérieure à celle obtenue avec le placebo. Les participants à l’étude, dont 54,2 pour cent n’avaient jamais reçu de traitement, étaient atteints du diabète depuis une période moyenne relativement courte de 4,7 ans, leur taux initial d’HbA1c était de 7,9 pour cent et leur poids initial était de 85,9 kg.

« Ces données relatives au tirzépatide obtenues lors de la phase III sont prometteuses et s’appuient sur les données de la phase II publiées en 2018. Elles font état de réductions exceptionnelles du taux d’HbA1c et du poids corporel chez les personnes atteintes de diabète de type 2 », déclare la D<sup>re</sup> Sue Pedersen, endocrinologue et chercheuse menant des essais cliniques sur le diabète et l’obésité à la C-ENDO Diabetes & Endocrinology Clinic, à Calgary, en Alberta. « Lorsqu’on examine les taux cibles d’HbA1c obtenus dans le cadre de l’étude, près de 90 pour cent des participants à l’étude ont atteint un taux d’HbA1c inférieur à 7 pour cent, et plus de la moitié des participants qui prenaient la dose la plus élevée de tirzépatide ont atteint un taux d’HbA1c inférieur à 5,7 pour cent, ce qui est considéré comme un taux normal selon les critères américains. Il s’agit d’un résultat remarquable que l’on n’avait jamais obtenu auparavant avec les hypoglycémiants. »

Les différences de traitement pour les deux paramètres à estimer – soit l’efficacité et le schéma thérapeutique<sup>2</sup> – ont été évaluées pour les trois doses de tirzépatide (5 mg, 10 mg et 15 mg) par rapport au placebo. Dans le cas des deux paramètres à estimer, les trois doses de tirzépatide ont permis d’obtenir des réductions statistiquement significatives du taux d’HbA1c et du poids corporel par rapport aux valeurs initiales. Un seuil de signification statistique a également été atteint en ce qui concerne le pourcentage de participants qui ont obtenu un taux d’HbA1c inférieur à 7 pour cent (la cible recommandée par l’American Diabetes Association pour les personnes diabétiques) ou inférieur à 5,7 pour cent.

Résultats relatifs au paramètre d’efficacité à estimer<sup>3</sup>

Tirzépatide 5 mg Tirzépatide 10 mg Tirzépatide 15 mg Placebo

Réduction du taux d’HbA1c par rapport à la valeur initiale (7,9 %)

Tirzépatide 5 mg:

-1,87 %

Tirzépatide 10 mg:

-1,89 %

Tirzépatide 15 mg:

-2,07 %

Placebo:

+0,04 %

Réduction du taux d’HbA1c ajustée en fonction du placebo

Tirzépatide 5 mg:

-1,91 %

Tirzépatide 10 mg:

-1,93 %

Tirzépatide 15 mg:

-2,11 %

Placebo:

S. O.

Perte de poids par rapport au poids initial (85,9 kg)

Tirzépatide 5 mg:

-7,0 kg (-7,9 %)

Tirzépatide 10 mg:

-7,8 kg (-9,3 %)

Tirzépatide 15 mg:

-9,5 kg (-11,0 %)

Placebo:

-0.7 kg (-0,9 %)

Perte de poids ajustée en fonction du placebo

Tirzépatide 5 mg:

-6,3 kg

Tirzépatide 10 mg:

-7,1 kg

Tirzépatide 15 mg:

-8,8 kg

Placebo:

S. O.

Pourcentage de participants ayant atteint un taux d’HbA1c < 7 %

Tirzépatide 5 mg:

86,8 %

Tirzépatide 10 mg:

91,5 %

Tirzépatide 15 mg:

87,9 %

Placebo:

19,6 %

Pourcentage de participants ayant atteint un taux d’HbA1c < 5,7 %

Tirzépatide 5 mg:

33,9 %

Tirzépatide 10 mg:

30,5 %

Tirzépatide 15 mg:

51,7 %

Placebo:

0,9 %

Pour ce qui est du paramètre du schéma thérapeutique à estimer, chacune des doses de tirzépatide a permis d’obtenir des réductions statistiquement significatives du taux d’HbA1c et du poids corporel :

  • Réduction du taux d’HbA1c : -1,75 % (5 mg), -1,71 % (10 mg), -1,69 % (15 mg), -0,09 % (placebo)

  • Perte de poids : -6,3 kg (5 mg), -7,0 kg (10 mg), -7,8 kg (15 mg), -1,0 kg (placebo)

  • Pourcentage de participants ayant atteint un taux d’HbA1c < 7 % : 81,8 % (5 mg), 84,5 % (10 mg), 78,3 % (15 mg), 23,0 % (placebo)

  • Pourcentage de participants ayant atteint un taux d’HbA1c < 5,7 % : 30,9 % (5 mg), 26,8 % (10 mg), 38,4 % (15 mg), 1,4 % (placebo)

Aucun épisode d’hypoglycémie sévère ou d’hypoglycémie inférieure à 54 mg/dL n’a été observé dans les groupes traités par le tirzépatide.

Les effets indésirables le plus fréquemment signalés étaient de nature gastro-intestinale et d’intensité légère ou modérée et sont survenus habituellement pendant la période d’augmentation de la dose. Chez les participants à l’étude traités par le tirzépatide (5 mg, 10 mg et 15 mg, respectivement), la fréquence des nausées (11,6 pour cent, 13,2 pour cent et 18,2 pour cent), de la diarrhée (11,6 pour cent, 14,0 pour cent et 11,6 pour cent), des vomissements (3,3 pour cent, 2,5 pour cent et 5,8 pour cent) et de la constipation (5,8 pour cent, 5,0 pour cent et 6,6 pour cent) était plus élevée que chez les participants recevant le placebo (6,1 pour cent [nausées], 7,8 pour cent [diarrhée], 1,7 pour cent [vomissements] et 0,9 pour cent [constipation]). Dans l’ensemble, les taux d’abandon du traitement étaient de 9,1 pour cent (5 mg), de 9,9 pour cent (10 mg), de 21,5 pour cent (15 mg) et de 14,8 pour cent (placebo). La plupart des abandons dans le groupe recevant la dose de 15 mg et le groupe placebo étaient attribuables à des raisons autres que des effets indésirables (comme des préoccupations liées à la pandémie de coronavirus et des raisons familiales ou professionnelles).

« En tant que chef de file en soins du diabète, nous tirons parti d’un héritage de près d’un siècle en matière d’innovation pour faire progresser les soins offerts aux personnes diabétiques. Le tirzépatide est le premier agoniste ciblant à la fois les récepteurs du GIP et du GLP-1 pour lequel un essai de phase III a été mené à terme », a déclaré Mike Mason, président de Lilly Diabétologie. « Nous sommes impressionnés par ces résultats préliminaires qui montrent l’efficacité du tirzépatide chez les personnes atteintes de diabète depuis une période relativement courte, et nous avons hâte de voir les résultats que nous obtiendrons chez les personnes qui sont atteintes du diabète depuis plus longtemps dans le cadre des études futures de notre rigoureux programme d’essais cliniques SURPASS. »

Les données complètes de l’étude SURPASS-1 n’ont pas encore été évaluées, mais elles seront présentées au cours d’un symposium tenu lors des 81<sup>e</sup> séances scientifiques de l’American Diabetes Association® et paraîtront dans une publication à comité de lecture en 2021.

À propos du tirzépatide

Le tirzépatide est un agoniste du récepteur du peptide insulinotrope dépendant du glucose (GIP) et du récepteur du peptide-1 apparenté au glucagon (GLP-1) à prise hebdomadaire qui combine le mode d’action des deux incrétines dans une nouvelle molécule unique Le GIP est une hormone qui peut compléter les effets des agonistes du récepteur du GLP-1. Dans les modèles précliniques, il a été démontré que le GIP réduit l’apport alimentaire et augmente la dépense énergétique, ce qui entraîne une réduction de poids, et qu’il peut avoir des effets plus marqués sur la glycémie et le poids corporel lorsqu’il est combiné à un agoniste du récepteur du GLP-1. Le tirzépatide fait l’objet d’une étude de phase III portant sur la prise en charge de la glycémie chez les adultes atteints de diabète de type 2 et sur la gestion du poids à long terme. Il fait également l’objet d’études en tant que traitement potentiel de la stéatohépatite non alcoolique.

À propos de l’essai SURPASS-1 et du programme d’essais cliniques SURPASS

SURPASS-1 (NCT03954834) est un essai multicentrique, en mode parallèle, à répartition aléatoire, à double insu et contrôlé par placebo d’une durée de 40 semaines comparant l’efficacité et l’innocuité du tirzépatide à 5 mg, à 10 mg et à 15 mg en tant que monothérapie à celles du placebo chez des adultes dont le diabète de type 2 n’est pas maîtrisé adéquatement au moyen d’un régime alimentaire et d’un programme d’exercice seuls. Aux fins de l’essai, 478 participants des États-Unis, du Mexique, de l’Inde et du Japon ont été répartis aléatoirement selon un rapport de 1:1:1:1 pour recevoir 5 mg, 10 mg ou 15 mg de tirzépatide ou un placebo. L’objectif de l’étude était de démontrer que le tirzépatide (5 mg, 10 mg ou 15 mg) est supérieur au placebo en ce qui concerne la réduction du taux d’HbA1c par rapport aux valeurs initiales après 40 semaines chez les personnes atteintes du diabète de type 2, qui n’avaient jamais reçu un traitement par injection et qui n’avaient pas pris d’antidiabétique oral dans les trois derniers mois. Les participants à l’étude avaient un taux d’HbA1c moyen variant entre 7 pour cent et 9,5 pour cent et un indice de masse corporelle (IMC) supérieur ou égal à 23 kg/m<sup>2</sup>. Tous les participants des groupes traités par le tirzépatide ont reçu, au début de l’étude, une dose de 2,5 mg de tirzépatide une fois par semaine. Cette dose a ensuite été augmentée par étapes à des intervalles de quatre semaines jusqu’à ce que les participants reçoivent la dose finale d’entretien de 5 mg (par étape de 2,5 mg), de 10 mg (par étapes de 2,5 mg, de 5 mg et de 7,5 mg) ou de 15 mg (par étapes de 2,5 mg, de 5 mg, de 7,5 mg, de 10 mg et de 12,5 mg), qui leur a été assignée de manière aléatoire.

Le programme mondial SURPASS de développement clinique de phase III sur le tirzépatide a permis d’inscrire plus de 10 000 personnes atteintes du diabète de type 2 dans le cadre de huit essais cliniques, dont cinq sont des études d’homologation menées à l’échelle internationale. Le programme a commencé à la fin de 2018 et les résultats sont attendus à la fin de 2020 et en 2021.

À propos du diabète au Canada

Environ 11 millions de Canadiens sont atteints de diabète ou de prédiabète. Les personnes diabétiques sont au moins trois fois plus susceptibles d’être hospitalisées en raison de maladie cardiovasculaire et constituent 30 % des cas d’accident vasculaire cérébral et 40 % des cas de crise cardiaque. Le diabète peut réduire l’espérance de vie de 5 à 15 ans et entraîner des complications associées à une mort prématurée. On estime que le taux de mortalité, toutes causes confondues, chez les Canadiennes et Canadiens diabétiques est deux fois plus élevé que chez les personnes non diabétiques.<sup>4</sup>

À propos de Lilly Diabétologie

Lilly est un chef de file mondial dans le traitement du diabète depuis 1923, année où nous avons lancé la première insuline commerciale au monde. Aujourd’hui, nous tirons profit de cet héritage en nous efforçant de répondre aux différents besoins des personnes atteintes de diabète et des personnes qui s’occupent d’elles. Par la recherche, la collaboration et des procédés de fabrication de qualité, nous cherchons à améliorer la vie des personnes touchées par le diabète et d’autres maladies connexes. Nous travaillons à obtenir des résultats exceptionnels grâce à des solutions novatrices – des médicaments aux technologies en passant par des programmes de soutien et plus encore.

À propos de Lilly Canada

Eli Lilly and Company est un chef de file mondial dans le domaine des soins de santé, alliant empathie et recherche dans le but d’offrir une vie meilleure aux citoyens du monde entier. Notre entreprise a été fondée il y a plus d’un siècle par le colonel Eli Lilly, qui était voué à la mise au point de médicaments de grande qualité répondant aux besoins de la population. Aujourd’hui, nous demeurons fidèles à cette mission dans tout ce que nous entreprenons. Les employés de Lilly s’efforcent de créer des médicaments révolutionnaires et d’en faire profiter ceux qui en ont besoin. Ils cherchent également à améliorer la compréhension et la prise en charge des maladies et à contribuer au bien-être de nos communautés grâce à la philanthropie et au bénévolat.

Eli Lilly Canada a été créée en 1938 à la suite d’une collaboration de recherche avec des chercheurs de l’Université de Toronto, laquelle a abouti à la mise au point de la première insuline commercialisable au monde. Notre travail se concentre sur les domaines de l’oncologie, du diabète, de l’auto-immunité, des affections neurodégénératives et de la douleur. Pour en savoir plus au sujet de Lilly Canada, nous vous invitons à consulter notre site Web à l’adresse www.lilly.ca.

Pour connaître notre point de vue sur les questions de soins de santé et d’innovation, suivez-nous sur Twitter @LillyPadCA.

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Relations avec les médias :

Ethan Pigott
Pigott_ethan@network.lilly.com
416-770-5843

RÉFÉRENCES

  1. Le paramètre d’efficacité à estimer représente l’efficacité avant l’abandon du médicament à l’étude ou l’instauration d’un traitement de secours en raison d’une hyperglycémie sévère persistante.

  2. Le paramètre du schéma thérapeutique à estimer représente l’efficacité indépendamment de l’observance du traitement expérimental ou de l’instauration d’un traitement de secours en raison d’une hyperglycémie sévère persistante.

  3. Les trois doses de tirzépatide ont entraîné des réductions statistiquement significatives du taux d’HbA1c et du poids corporel par rapport aux valeurs initiales et ont également permis d’atteindre un seuil de signification statistique en ce qui concerne le pourcentage de participants ayant obtenu un taux d’HbA1c inférieur à 7 pour cent ou à 5,7 pour cent. 

  4. www.diabetes.ca, Le diabète au Canada : Document d’information, p. 3, février 2020.