Un médecin portant un masque et des gants dans la salle d'urgence

La disponibilité du bamlanivimab au Canada

Lilly Canada  | 12 février 2021

Tags |  Politique

Les obstacles qui maintiennent les innovations médicales hors de portée des patients prennent de nombreuses formes. Au Canada, ces obstacles sont trop souvent attribuables à la lourdeur de la réglementation. Dans le cas du bamlanivimab, l’obstacle est d’ordre logistique.

L’arrêté d’urgence en vertu duquel l’utilisation du bamlanivimab a été autorisée ici a été mis en place par Santé Canada afin que l’urgence de la situation médicale mondiale actuelle soit prise en compte et que les médicaments nécessaires soient mis plus rapidement à la disposition des Canadiens.

Selon le gouvernement du Canada, « le décret repose sur la décision de la ministre, à la lumière des renseignements fournis qui appuient la conclusion selon laquelle les avantages l’emportent sur les risques associés au médicament, compte tenu des incertitudes entourant les avantages et les risques… Cela nécessite de soupeser les risques qu’entraîne la modification de certaines exigences afin que les renseignements appuient l’innocuité et l’efficacité d’une drogue, comme de permettre la prise en compte d’une approbation fournie par un organisme de réglementation étranger, par rapport aux avantages de la mettre plus rapidement à la disposition de la population canadienne ».

Grâce à l’arrêté d’urgence, le gouvernement du Canada a créé un mécanisme d’approbation rapide des médicaments pour traiter cette maladie. Peu après, Santé Canada a autorisé l’utilisation du bamlanivimab, et Services publics et Approvisionnement Canada a acheté 26 000 doses. Le gouvernement du Canada a agi très rapidement, et 17 000 de ces doses sont maintenant au Canada en attente de la création ou de la mise en œuvre de plans pour les utiliser.

Les autorités sanitaires provinciales et territoriales d’un océan à l’autre intensifient leurs programmes de vaccination, ce qui est louable. Toutefois, elles semblent se concentrer uniquement sur la vaccination et cela nuit aux personnes qui contractent la maladie.

Les traitements par anticorps jouent un rôle important même si un vaccin est désormais disponible. Par exemple, certaines populations peuvent choisir de ne pas se faire vacciner ou ne pas être en mesure de le faire, ou encore, elles peuvent ne pas présenter de forte réaction à un vaccin en raison de problèmes comme un système immunitaire affaibli ou une maladie chronique, ou elles peuvent appartenir à un groupe d’âge qui ne présente pas généralement une réaction aussi forte à un vaccin. La prise en charge efficace de cette maladie dans des populations entières exige un ensemble diversifié d’approches.

Lilly s’engage à appuyer ses partenaires du secteur des soins de santé dans la création et la mise en œuvre de programmes visant l’utilisation du bamlanivimab. Nous sommes convaincus de son utilité pour réduire le fardeau de cette pandémie mondiale, qui s’alourdit rapidement. Nous l’avons vu utilisé avec succès, et nous avons hâte de communiquer l’expérience et les pratiques exemplaires des cliniciens.

Le secteur pharmaceutique n’a pas mesuré ses efforts pour mener des programmes complets de développement clinique sur des médicaments découverts dans un but précis avec une rapidité sans précédent; nous avons des données provenant d’essais réalisés auprès de plus de 4 000 participants traités par le bamlanivimab, en monothérapie ou en association avec l’étésévimab, montrant que le profil risques-bienfaits du bamlanivimab appuie fortement son utilisation chez les patients appropriés. Nous ne devons pas laisser la logistique entourant l’utilisation de ce médicament constituer un obstacle.

Aux États-Unis, plus de 4 200 centres ont trouvé des moyens d’administrer des anticorps neutralisants, y compris plus de 2 600 centres qui administrent des perfusions de bamlanivimab. Entre-temps, au Canada, des milliers de doses dont l’utilisation pour traiter des patients a été autorisée par Santé Canada restent au réfrigérateur, et le nombre de cas continue d’augmenter.